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Présentation

  • : Le blog de Jean-Marc Fauconnier
  • : Dans ce blog de textes et de poésies, vous trouverez les couleurs losanges du clown cloné ou le chapeau noir du croque-mort - en un mot: la vie.
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Profil

  • Jean-Marc Fauconnier
  • De formation scientifique, ma profession d'ingénieur écologue m'a conduit à oeuvrer pour un meilleur environnement. Mais j'ai besoin, pour bien vivre, de rêver et d'écrire.

Texte Libre

3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 19:13

 

La Sologne contemporaine

Voit disparaître ses clairières ;

Les vieux paysans se souviennent

Des terres qui ouvraient naguère

Des fenêtres sur nos paysages

Où l’on voyait murir le seigle

Et les vaches dans les herbages.

 

Le sous-bois privé de lumière

S’enrichit jusqu’à sa lisière

Qui se fait tant hospitalière

Que mille espèces y prolifèrent.

 

La forêt, certes, est oxygène

Et l’on y sent des âmes adverses ;

En multitude elles s’y gênent

Mais on les entend qui conversent.

 

Il convient qu’elles sortent du bois

Pour prendre un essor en plein ciel ;

Alors l’espace se remplit des voix

Qui ne disent que l’essentiel.

 

Et lorsque sonne l’angélus

Avec un soleil rouge en plus,

Seul au milieu de la clairière,

Même l’athée est en prière.

 
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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 13:54

 

Elles ne sont que vie, ouvertes vers le ciel

Au cœur d’une ressource vitale, existentielle ;

En elles la lumière qui se fait nourricière

Devient respiration et mère de la matière,

 

Les feuilles qui peuplent les arbres des forêts,

Qui habillent nos haies et cachent des secrets,

Vertes par le miracle que fait la chlorophylle,

Les feuilles sont la trame où le vent se faufile.

 

Réceptacles solaires et pourvoyeuses d’ombre

Sur la terre trop chaude dont l’avenir est sombre,

Les feuilles de nos arbres sont planche de salut

Pour notre humanité qui consomme et pollue.

 

Dans nos bois de Sologne lorsqu’est venu l’automne,

Les feuilles, fatiguées de l’orage qui tonne,

Usées d’avoir tant absorbé les rayons du soleil,

Offrent de rouge et d’ocre encore une merveille.

 

Ayant fait les décors de toutes nos saisons,

Elles meurent en silence sans même une oraison,

Mais leur âme est constante et leur retour en terre

Promet un renouveau dont rien n’est à soustraire.

 

L’hiver quand la forêt cesse de gazouiller,

Toute la canopée triste est déshabillée.

Mais le sous-bois putride où les feuilles pourrissent

S’épaissit de matière profonde et génitrice.

 
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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 22:45
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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 22:30

 

Dans nos landes et dans nos bruyères,

Jusqu’aux abords des chaumières

L’homme peut croiser la vipère.

 

Contre ce serpent de misère

Le vieux Solognot vitupère

Et voue cette bête aux sorcières.

 

Le maudit animal rampant

Qui sur le sol se répand

N’est rien de plus qu’un serpent.

 

Comme la rose ou le pinson,

Dieu l’a mis dans sa création

Où l’homme est en récréation.

 

Les reptiles en nos traditions

Ont mauvaise réputation :

Ils sont objet de damnation.

 

N’oublions pas qu’en la matière

Il y a des bouches cancanières

Qui ont des langues de vipère.

 

Et que les hommes qui serpentent

Ont souvent la dent plus mordante

Et venimeuse et plus méchante.

 

Et pourtant cette vile race

Dont la présence nous agace

Tient dans nos bois sa juste place.

 

 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:46

Aveline artémise hirondelle évadée

Que faire en trois rondelles avec si peu d’idées ?

Véracité trahie par-delà les cités ;

La vilenie jaillit d’injures récitées

Usant de mots nouveaux et de férocité.

Que de maux inutiles et d’incapacité

A porter l’optimisme et la félicité.

Islam, judaïsme et autre chrétienté ;

Où allons-nous mes frères sur ces chemins de peine

Portant des brassières aux couleurs de la haine ?

Artémise aveline égérie délirante

Vers quelle étoile vont nos volontés errantes ?

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:16

 

    Que de lumières fécondes dans les doux yeux

 

    De ceux qui n’ont pour horizon que la distance à Dieu !

 

   Ils sont à des folies-lumière de toute planète d’existence

 

Alors qu’une moisson d’étoiles atteste leur présence.

Que de prières rondes dans l’azur des cieux

 

Qui s’y perdent et s’y trouvent en un temps précieux !

Leurs âmes sont légères dans le vent silencieux

 

Comme des papillons en un vol minutieux 

 

Qui dessinent le temps tout en gommant l’espace

Et laissant derrière eux quelque petite trace.

 

 

 

 

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 21:57

A perdre haleine, la course débridée

Se casse à mordre la poussière

Qui rougeoie sous les pas des chevaux.

 

Caracolent toutes les présences

Torturées, clouées sur les portes des granges

Et le noir des oiseaux qui dérange

La foi des hommes et l’humaine existence. 

 

De retour, certain jour de défaite

Tel qu’un cavalier déchu

Je n’ai d’autre recours que tes beaux yeux

Ô superbe étourdie.

 

Dès que les chiens accourent

En meute qui laboure forêts et clairières

Les plantes et les bêtes si peu paysagères

Perdent le temps d’un drame leur âme passagère.

 

Un regard fuyant derrière un mur aveugle

Accable l’être entier qui cherche une issue de secours

Et qui n’a de recours que mourir encore jeune.

Je ne reverrai pas l’enfant qui s’est si tôt perdu. 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:48

La lumière se fond dans une égale obscurité ;

Le temps, tel un ruisseau, se perd

Dans l’océan d’éternité.

 

Que peut-il survenir dans cette transparence ?

 

La vie et la mort se font moitié - moitié

Sœurs jumelles, âme paire

Pour être un grand entier.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:33

Le ciel était si bleu, si transparent

J’y voyais naître mes parents.

 

 Un ciel où se perdait l’éternité

J’en oubliais l’humanité.

  

Un ciel à ravir toutes les âmes

J’y laisserai mon cœur en flammes.

  

Et je me demandais ce qu’il y avait derrière l’azur.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 11:40

regardes bien droit devant toi,

tu vois que tout est de travers,

il n'y a plus d'été, plus d'hiver;

dans le coeur des hommes il fait froid.

 

la Terre peut-elle  tourner sans toi,

peut-elle tourner sans foi ni loi ?

jouer la vie au jeu de l'oie  

perdre un ami, tomber d'un toit.

 

hasard d'un jour a des conséquences

pour toujours; faut-il se saisir d'une chance

ou préfèrer, serein, la nonchalence,

attendre la prochaine séquence ?

 

 

 

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