Dans ce blog de textes et de poésies, vous trouverez les couleurs losanges du clown cloné ou le chapeau noir du croque-mort - en un mot: la vie.
Dans mon poing, le bruit retenu Quand le silence est une absence Et que le printemps revenu Promet au monde des romances. L’hiver à terme parvenu, Mars le pousse à la renverse Et les oiseaux sous les averses Pépient sans fin, bec menu. L’été se prend...
Lire la suiteAvant les moulins à vent, il y avait les hommes qui respiraient et les oiseaux qui s'envolaient. L'air n'avait rien à faire qu'à transporter les anges et les parfums des fleurs. Il y avait des vents de tout poil qui n'avaient à décoiffer que des monts...
Lire la suiteAlors que je marchais le soleil dans mon dos Déplaçant sur la route mes muscles et mes os, La poussière poudrait ma figure tannée. Il y avait tant d'années Enclavées dans mes pas, Tant d'espaces esclaves, que je ne savais pas Où aller librement sans risquer...
Lire la suiteAh tous ces dieux qui se bouchent les yeux! Miséricorde. Et sous les cieux, des archers faisant flèches de tout bois Des animaux, femmes et enfants, mammifères aux abois, Mélangent leurs souffrances en une fin polie. Alors qu’une trompe a sonné l’hallali,...
Lire la suiteAu fil de l’eau l’écume blanche brode le col de ta chemise; Toi le Splendide, toi le noyé, noyau de pêche à la dérive Qui trompe le pêcheur qui trempe un fil dans l’eau. Pendant que sur la berge, un couple jeune et beau File un amour si doux qu’un curieux...
Lire la suiteL’homme, roi de la Terre, des mers et des déserts Bouffe à vomir jusqu'au dessert, et se ressert. Chacun à sa façon fait et refait ses provisions, Et trop de chèques sans provision. La somme de tant d’excès, un choc ; C’est notre planète qu’on assomme....
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La vie prend forme en toute chose ; Jusqu’au revers de nos paupières closes Ce qu’elle propose est tout en courbes. Les rondeurs qu’elle dessine Se lovent et se lavent dans la bassine Du temps après un bain pris dans la bourbe. Tout en nature, les corps...
Lire la suiteLa mort brandit sa faux Sappho, son clitoris Faux phallus contrit D’avoir si peu fleuri. Tandis que Cupidon Bandait son petit arc, Archanges et diablotins Flirtaient dans les chardons. Eros et Thanatos se faisant face à face, Improbables amants et pourtant...
Lire la suiteJ’aurais aimé semer les mots, Souffler le pollen de mes phrases en fleurs, Regarder butiner les abeilles gourmandes Et de si peu de mots faire mon miel en silence. Pistil tendu, disponible et discret, Mon stylo si stérile fleurit pourtant mes rêves. Faute...
Lire la suiteAprès les moulins à vent il ne reste plus que des tempêtes. Le vent n’ayant plus d’ailes à faire tourner ne sait plus quoi faire pour s’épuiser. Il ne lui reste que les tonsures à décoiffer et les jambes des filles qu’il caresse à la dérobée. Et quand...
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